Qu’est ce que l’art Contemporain Africain ?

galerie eureka pascal konan

L’art contemporain africain décrit les réalités et dimensions à la fois urbaines et modernes de l’art africain, adossées à ses fondements traditionnels. En clair, c’est le résultat d’une nouvelle inspiration d’œuvres, puisée des valeurs fondamentales voire ancestrale. Il s’agit d’une appréhension autre portée vers un angle de vision moderne, mais sans tabou ni complexe sur les œuvres d’art africain d’antan. Cette tendance vers la modernité loin de dénaturer l’authenticité de l’art africain, exhibent ses richesses immenses les plus enfouies. La mondialisation a suscité de nouveaux paradigmes que les artistes ont été obliger d’intégrer quelle que soit leur origine. Il faut dire que, le déplacement des centres d’impulsion vers les périphéries, l’émergence des études postcoloniales et le développement des technologies de l’information et de la communication ont contribué à l’accélération de ce changement approfondie dans la pratique de l’art en Afrique.

L’art africain contemporain reflète en ce sens, l’image d’une Afrique changeante en perpétuelle mutation. Un continent aux milles facettes ; qui arbore fièrement ses couleurs. Du Caire au Cap, de Dakar à Djibouti, les artistes africains témoins de ce changement, offrent un visage d’une Afrique qui s’ouvre au reste du monde, qui s’exprime pleinement tout en revendiquant sa place par un enracinement à ses valeurs et traditions riches, denses et lointaines. L’analyse des mutations créées, l’échange interculturelle fondée sur les nouveaux modes de communication et les nouvelles formes d’interactions engendrées par la modernité, ont profondément affecté le secteur de l’art dans le bon sens.

L’Afrique retrouve un nouveau souffle de son art

Aujourd’hui, il tire le continent vers des inspirations plus audacieuses et habiles leur dotant d’un langage universel grâce à la mise en valeur d’objets de toutes sortes. Les œuvres sont particulièrement excitantes, car influencées par le quotidien d’un continent aux ressources énormes et à la source intarissable. Ainsi l’Afrique retrouve un nouveau souffle de son art, devenant du coup, l’un des marchés artistiques les plus dynamiques au monde. 

On assiste dès lors, à un foisonnement culturel et un engouement réel, suscité par les œuvres des artistes africains, qui occasionnent une effervescence croissante et un intérêt manifeste des pays occidentaux. Consciente donc de ce rôle prépondérant, l’Afrique, par le biais du Sénégal, a instituée en 1989, un événement d’art contemporain dit biennale de Dakar, intitulé aussi Dak’Art. Il consacre un haut lieu d’échanges et de compétitions entre artistes du continent.  Pionnière dans le développement de l’art contemporain en Afrique, aux côtés de la plus récente biennale du bénin, elle a grandement contribué au développement et à la découverte des nombreux talents que compte de nos jours le continent. Elle a aussi gagné en notoriété sur le plan international.

Emergence des talents, vers une notoriété à l’international

George Lilanga, Chéri Samba, kalidou Kassé, Ousmane Sow pour ne citer que ceux là, sont quelques-uns, des artistes connus et respectés sur la scène internationale. Outre leur énorme talent, ils ont une chose en commun, l’Afrique. Parmi tant d’autres, ils font la fierté de ce continent dont ils portent vaillamment le drapeau.  De nos jours, leur travail est représenté dans les plus grands musées du monde : du Centre Georges Pompidou à Paris au Musée de l’Art Moderne à Houston en passant par le Musée de l’Art Moderne (MoMA) à New York. Leurs travaux sont aussi visibles dans les collections privées comme la Collection Saatchi ou la Collection Jean Pigozzi d’Art Africain Contemporain (Contemporary African Art Collection – CAAC).

En plus de ces « grands maîtres » de l’art africain comptemporain, nous avons de jeunes artistes aux œuvres rayonnantes.  De nouveaux talents qui émergent grâce à leur touche originale. Ces profils, il en existe aujourd’hui partout sur le continent, de Dakar à Dar-es-Salaam, de Maputo à Luanda, une génération entière d’artistes jeunes et talentueux, qui produisent des merveilles, agrémentant l’art africain en lui procurant une dimension sublime. Laka, Mballo, Pascal Konan, sont quelques-uns de ses jeunes qui assurent la relève et portent l’immense potentiel artistique de l’Afrique de demain.

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Quels critères pour choisir une Œuvre d’art

Oeuvre par Yeanzi - Galerie Eureka

Les vrais amateurs d’art tremblent à la simple idée d’un mur vide.  L’absence d’œuvre d’art chez soi peut être perçue comme un manque total de personnalité . D’où la nécessité justement de bien la choisir… 

Vos yeux et votre cœur doivent être attirés, intrigués ou émus par une œuvre en particulier. Même si acheter une œuvre est un investissement non-négligeable, celle-ci doit refléter vos goûts et votre personnalité.

Une Oeuvre qui résiste au temps

L’achat d’une œuvre d’art originale n’est pas dérisoire et doit pouvoir résister à l’épreuve du temps. Mais, il ne faut pas oublier que l’art comme la mode est un marché changeant. Vous allez passer devant elle tous les jours ainsi que chaque personne passant chez vous. Elle va marquer votre espace de son empreinte particulière. Elle doit donc vraiment vous plaire et avoir touché une partie solennelle de vous-même.

Site:dhgate.com/5-piece-japanese-flower-wall

Vous choisissez une œuvre parce que vous l’aimez, parce qu’elle vous fait vibrer et vous touche. C’est un acte intime et personnel et représentatif de votre personnalité. Pensez à cette œuvre d’art comme une pièce dont vous ne vous lasserez pas. Avec le temps, votre vision sur elle changera et vous aurez même à certains moments l’impression de la redécouvrir !

Une œuvre d’art harmonieuse

Une œuvre d’art va entrer dans votre monde intérieur, et plus globalement dans votre vie. De bonnes questions seront donc à se poser qu’elle soit acceptée par les personnes avec lesquelles vous vivez, qu’elle s’harmonise avec la pièce dans laquelle vous allez la disposer, avec les œuvres que vous avez déjà chez vous, avec votre déco, etc.

Vous pensez à vous mettre en quête de la pièce unique qui saura s’inviter avec dissonance dans votre cocon ? EUREKA vous offre quelques conseils pour vous aider à y parvenir sans faux pas. Plus une œuvre est audacieuse, plus elle aura besoin de place pour respirer. Une décoration volontairement discrète mettra pleinement en valeur une œuvre maîtresse.

Site Appartment Therapy, canapé et œuvre d’art

Veillez donc à atténuer la décoration générale de votre espace afin de ne pas tomber dans le débordement. Cela permet de mettre en valeur votre pièce plutôt que de l’écraser parmi tant d’autres pièces de décorations et couleurs.

De simples rappels décoratifs de la tonalité majeure de l’œuvre sous forme d’objets ou de coussins peuvent suffire à créer une homogénéité dans votre intérieur. Les couleurs n’ont pas besoin d’être exactement les mêmes, il s’agit de donner une impression générale de rappel de couleurs et tons.

Oeuvre par Yeanzi - Galerie Eureka

Les bonnes dimensions

Votre salon vous donne l’impression d’être dans une salle d’attente de clinique ? Dans ce cas, prenez le temps de rajouter une belle pièce au-dessus de votre canapé en prenant en compte les proportions. Une œuvre trop grande pourrait donner l’impression de papier peint, une trop petite s’atténuerait dans l’espace et perdrait de son impact.

La règle de base est de placer votre œuvre de manière à ce que son centre soit au niveau des yeux. Un tableau ne doit pas dépasser les 2/3 de la taille du canapé qu’il couronne, avec un espace minimum entre le bord du tableau et le canapé, pour ne pas s’y cogner la tête  ! Il existe des techniques et des règles de proportions que nous serions ravis de discuter avec vous à notre galerie.

Pinterest.

Choisir une œuvre d’art : dans quelle pièce ?

L’endroit où vous voulez mettre votre œuvre d’art peut décider de son choix.

Le salon au contraire de la chambre à coucher est un espace commun et de convivialité dans lequel on reçoit. Il témoigne aux autres de votre personnalité . Certains choisissent d’y accrocher des œuvres puissantes, très personnelles, parfois même présomptueuses et qui ne font pas forcément l’unanimité.

Site fulgorsilvi.jimdo.com

Elles auront le mérite de déclencher rapidement chez vos convives des sujets de conversations, et peut-être aussi de leur faire découvrir un aspect de vous-même qui saura les surprendre !

La chambre accueille souvent des œuvres plus douces, plus apaisantes, plus sensuelles que dans un salon, le but étant de faire naître une atmosphère détendue, apaisée.

Le choix d’une œuvre dépend ainsi beaucoup de l’ambiance que vous souhaitez créer dans une pièce ou dans une autre.

Pour tout conseil et information, La Galerie Eureka reste à votre disposition pour vous aider à choisir une pièce qui vous représente et qui met en valeur votre personnalité mais aussi l’environnement autour de celle-ci.

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Qui sont les précurseurs de l’art Africain ?




En 1949, dans un petit atelier au coeur de Bamako, en face de la prison, un jeune photographe s’exerce, avec seulement une chambre photographique, quelques décors et accessoires. Seydou Keïta immortalise les visages de la haute société malienne en une seule prise, car il ne se trompe jamais. Que ce soit les hommes, les femmes, les familles ou encore les couples, tous ceux qui le souhaitent viennent se faire photographier par celui qui sera bientôt reconnu comme le père de la photographie africaine.

Ce sont dans les années 90 que l’artiste acquiert une certaines notoriété en Europe, notamment en France, où se déroule sa première exposition (en 1994) à la fondation Cartier, à Paris.

S’enchaînent ensuite les grandes expositions, les rencontres, interviews, avant sa disparition en 2001. En 2016, une exposition lui est dédiée au RMN – Grand Palais, à Paris.

« La technique de la photo est simple, mais ce qui faisait la différence, c’est que je savais trouver la bonne position, je ne me trompais jamais. Le visage à peine tourné, le regard vraiment important, l’emplacement des mains… J’étais capable d’embellir quelqu’un. A la fin, la photo était très belle. C’est à cause de ça que je dis que c’est de l’Art. »

Seydou Keïta



La galerie Eureka compte parmi ses artistes des photographes de renommée internationale tels que Joana CHOUMALI avec ses photos conceptuelles sur l’Afrique et sa diversité culturelle ou encore Claire M qui vous invite à découvrir une Afrique colorée, vivante et rieuse à travers ses photos.

Venez visitez la galerie Eureka et parcourez l’Afrique à travers l’objectif de nos artistes photographes


Pour changer d’art, passons à la littérature, avec Ahmadou Kourouma, Ivoirien, qui a notamment écrit Les Soleils des indépendances en 1968. Il est représentatif du courant de la critique des régimes africains, mais aussi précurseur d’une écriture moins académique dans la forme, qui rompt donc avec la “littérature d’instituteurs”.

Ahmadou Kourouma est né en Côte d’Ivoire en 1927, plus précisément à Boundiali.

Une partie de son enfance étant en Guinée, ces paysages lui ont inspiré l’écriture de son premier livre Les Soleils des indépendances. Après avoir suivi des études de mathématiques à Lyon, en France, il revient en Côte d’Ivoire en 1960 lors de l’indépendance du pays avant de partir en Algérie où il aidera à la création de la CAAR, la Caisse Algérienne d’Assurance et de Réassurance. Plus tard, il travaillera dans une banque parisienne en occupant le poste de sous-directeur d’une agence abidjanaise.

Son premier roman porte un regard très critique sur les gouvernants de l’après-décolonisation. En 1988, son deuxième roman, Monnè, outrages et défis, retrace un siècle entier d’histoire coloniale.

Ensuite, son troisième roman, En attendant le vote des bêtes sauvages, écrit en 1998, raconte l’histoire d’un chasseur de la “tribu des hommes nus” qui devient dictateur. A travers ce roman, on reconnaît facilement le parcours du chef d’Etat togolais Gnassingbé Eyadema, ainsi que diverses personnalités politiques africaines contemporaines. Ce 3ème livre obtient d’ailleurs le Prix du Livre Inter.

A travers ces livres (2 autres ont été écrit, dont un juste avant sa mort en 2003, publié à posthume en 2004) on peut facilement remarquer que l’écrivain était très engagé et possédait une manière de penser qui n’a pas toujours été dans le sens des politiciens de son temps.

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Les oeuvres d’art Africaines les plus chères au monde

Galerie Eureka Abidjan

La Galerie Eureka à Abidjan, espace dédié à la promotion et au rayonnement de l’art africain vous emmène à la découverte des oeuvres d’art les plus chères, issus du continent.

1 – Les oeuvres traditionnelles

Le masque Fang Ngil – Gabon.

Ces masques, portés par les hommes du même nom lors de cérémonies d’initiation ou de persécution de malfaiteurs, aurait inspiré le célèbre Pablo Picasso. Il représente, sur plus de 48 cm de hauteur, un visage stylisé, peint en blanc au kaolin (argile blanche).

Acheté à 5,9 millions d’euros, ce masque du XIXe siècle est devenu l’oeuvre d’art la plus chère au monde, battant la statue de reine Bangwa (originaire du Cameroun), qui a été vendue 2,7 millions d’euros.

Ce masque représentait le passage de l’état androgyne à l’état adulte, pour les hommes. Cette initiation au Ngil comprenait une purification préalable physique et morale, une flagellation, une confession des crimes et / ou des ruptures d’interdits, etc.

Les néophytes devaient ramper devant ces effigies, en passant au-dessus d’une fosse dans laquelle étaient cachés des guerriers qui cherchaient à les blesser avec leurs armes.


La régalia Luba – RDC.

Ce siège à cariatide (statue de femme soutenant une corniche sur sa tête) représente la civilisation des Balubas Shankadi (groupe de l’est du Katanga). Cette civilisation est d’ailleurs considérée comme l’une des plus brillantes du continent africain, au niveau artistique.

Ce siège de 51 cm de hauteur a été mis en vente à un collectionneur privé à Paris, pour la somme de 5,54 millions d’euros.

Il est considéré comme un objet royal (aussi appelé régalia), lié au règne du Mulopwe Kumwimbe Ngombe et du prince Ilunga Buki, entre 1810 et 1840.

Il a été mis en vente par la célèbre maison d’enchères anglaise, Sotheby’s.

Harry Bombeck, qui occupait un poste à la Société Anonyme Belge pour le Commerce du Haut-Congo en a pris possession entre 1896 et 1899, avant que ce siège soit expédié en Belgique. Il est finalement demeuré à l’abris des regards depuis sa dernière exposition publique aux Etats-Unis en 1945 et vendu en 2010.


2 – Les oeuvres modernes

Car les oeuvres traditionnelles ne sont pas les seules à avoir de la valeur, voici 5 articles d’art contemporain Africain qui ont, eux aussi, été vendus des millions.



Night Nurse – Marlène Dumas

Peinture à l’huile de 200 x 100 cm, cette oeuvre a été peinte en 1999 – 2000 par Marlène Dumas, originaire du Cap en Afrique du Sud, et achetée pour 2 517 000 millions de dollars.

Cette peinture est une superbe expression du style pictural de Dumas, tant par sa forme que son contenu. Son but, à travers cette série d’oeuvres, était de représenter les prostituées travaillant dans le quartier rouge d’Amsterdam.

La nudité, la sexualité ou encore l’érotisme sont des thèmes délicats, mais familiers pour Dumas, qui se délecte de confronter tous ces thèmes tabous, en présentant le sujet directement, forçant le spectateur à l’examiner de front.

Ce tableau représente une femme debout, de face, les bras gainés de gants noirs, les mains sur les hanches. Ses sous-vêtements sont tordus d’un côté, les lacets de ses talons remontent sur ses jambes comme du kudzu. L’élément du tableau qui nous relie au monde médical est le fond rouge, s’apparentant moins à un symbole d’urgence qu’au feu de la luxure.


Excerpt (citadel) – Julie Mehretu

Peinture à l’encre et acrylique de 81 x 137 cm peinte en 2003 par l’artiste Éthiopienne Julie Mehretu, et vendue au prix de 1 567 500 millions de dollars. Ses oeuvres s’apparentent à de l’art abstrait et parfois le futurisme du début du XXe siècle.

Cette oeuvre est tirée d’une petite série d’oeuvres peintes par Mehretu en 2004.

La peinture cinétique représente un effort herculéen de la part de l’artiste pour produire un amalgame dense de formes géométriques et organiques. C’est à la fois une explosion sans but de couleurs kaléidoscopiques et élégamment inventées, le tout dans une exactitude étonnante.

Ses inspirations : mouvements constructivistes russes du début du XXe siècle, avec Alexandr Kasmir Malevich et Wassily Kandinsky, qui ont conçu la notion d’abstraction comme méthode pour propager l’universalisme et la collectivité.

Mehretu construisait son travail à partir de plusieurs bandes de formes et de lignes. Ainsi, les composants de cette toile semblent être suspendus dans l’équilibre entre les façades, entremêlés.


L’île heureuse – Mahmoud Saïd

Peint par l’Egyptien Mahmoud Saïd, cette peinture d’huile sur bois de 80 x 70 cm a été vendue au prix de 1 475 720 millions de dollars.

Considérée comme l’un des piliers centraux de l’art égyptien du XXe siècle, cette oeuvre rejette le milieu de la noblesse égyptienne (comme toutes les oeuvres de Mahmoud Saïd), reflétant un désir sincère de détourner son regard artistique vers la terre d’Egypte et des Égyptiens ordinaires.

Mahmoud a été enseigné par l’artiste Italienne Amelia Casonato Daforno, résidente à Alexandrie qui avait étudié à l’Académie de Florence. Après avoir pris d’autres leçons avec un artiste florentin, Artoro Zananeri, il part pour Paris en 1920 pour poursuivre ses études de droit français.

Cette oeuvre a été présentée à l’origine comme un cadeau de Mahmoud Saïd à Jean Nicolaides, membre des cercles artistiques alexandrins et architecte local bien connu et ami de longue date du peintre.

Mahmoud aimait particulièrement la peinture hollandaise ancienne et les oeuvres des primitifs flamands et des réalistes néerlandais.

Saravejo – Omar El Nagdi

Peint par l’Egyptien Mahmoud Saïd, cette peinture d’huile sur bois de 80 x 70 cm a été vendue au prix de 1 475 720 millions de dollars.

Considérée comme l’un des piliers centraux de l’art égyptien du XXe siècle, cette oeuvre rejette le milieu de la noblesse égyptienne (comme toutes les oeuvres de Mahmoud Saïd), reflétant un désir sincère de détourner son regard artistique vers la terre d’Egypte et des Égyptiens ordinaires.

Mahmoud a été enseigné par l’artiste Italienne Amelia Casonato Daforno, résidente à Alexandrie qui avait étudié à l’Académie de Florence. Après avoir pris d’autres leçons avec un artiste florentin, Artoro Zananeri, il part pour Paris en 1920 pour poursuivre ses études de droit français.

Cette oeuvre a été présentée à l’origine comme un cadeau de Mahmoud Saïd à Jean Nicolaides, membre des cercles artistiques alexandrins et architecte local bien connu et ami de longue date du peintre.

Mahmoud aimait particulièrement la peinture hollandaise ancienne et les oeuvres des primitifs flamands et des réalistes néerlandais.

Arabwith Jug – Irma Stern

1 118 082 millions de dollars : c’est le prix auquel a été vendue cette peinture à l’huile de 55,5 x 65 cm réalisée par Irma Stern, peintre Sud-Africaine.

Ce portrait se trouve dans un cadre fait à la main de l’artiste, construit à partir de sections d’une porte en bois traditionnelle de Zanzibar.

La fascination pour la culture arabe de l’artiste est plus profonde que les affichages visuels de couleurs et de texture. Irma était également fascinée par une attitude mentale, et la décrivait de manière évocatrice dans un article pour le Conseil National des Femmes en 1954.

Sur le tableau, des inscriptions en arabe ont été insérées au dessus de l’image. Cela se traduit approximativement par : “une fois que vous y goûtez, il y a une libération, une relaxation”.

Cela se réfère probablement à la cruche d’eau que l’homme tient. Pendant le Ramadan, les musulmans pratiquent le jeûn pendant la journée. L’eau de cette cruche arabe représenterait donc une “libération” bénie, offrant la possibilité d’étancher la soif d’une journée passée à jeûner.

Les oeuvres de cet article vous ont été présentées par la Galerie Eureka. Toutefois aucune des oeuvres présentées n’y a été exposée ou vendue. Venez découvrir à Abidjan la Galerie Eureka à travers l’originalité et la créativité qui se dégagent des oeuvres de nos artistes.

Pour le mois de juin, la Galerie Eureka vous emmène à la découverte des oeuvres de Seth Chrison et d’Adjaratou Ouédraogo. Faites un tour, nous vous y attendons.

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